Aujourd’hui, avant d’appeler un cabinet, une école ou une petite entreprise, la plupart des gens cherchent sur leur téléphone. Ils tapent une activité et une ville, regardent la carte de Google, ouvrent un ou deux sites, puis appellent celui qui leur inspire confiance. Un site n’a pas besoin d’être spectaculaire : il doit répondre vite aux bonnes questions. Voici les huit éléments qui font la différence.
1. Dire en une phrase ce que vous faites, et où
Le haut de la page d’accueil doit répondre, sans faire défiler, à trois questions : que faites-vous, pour qui, et dans quelle ville. Par exemple : « Cabinet dentaire à Hay Riad, Rabat : soins, prothèses et urgences sur rendez-vous ». Un visiteur qui doit chercher l’information repart vers le résultat suivant.
Cette phrase sert aussi aux moteurs de recherche et aux assistants comme ChatGPT : un texte clair, qui nomme l’activité et la ville, est plus facile à comprendre et à citer.
2. Un site lisible et rapide sur téléphone
Sur un téléphone, chaque seconde d’attente fait partir des visiteurs. Vérifiez trois points :
- le texte se lit sans zoomer, les boutons se touchent facilement du doigt ;
- les pages s’affichent vite, même avec une connexion mobile moyenne ;
- rien ne déborde sur le côté de l’écran.
L’outil gratuit Lighthouse, intégré au navigateur Chrome, mesure la vitesse et l’accessibilité d’une page et indique ce qu’il faut corriger.
3. Une page par service
Une seule page qui liste « tous nos services » ne répond précisément à aucune recherche. Donnez à chaque service important sa propre page, avec :
- ce que comprend le service, et pour qui il est fait ;
- comment il se déroule, étape par étape ;
- les questions fréquentes, avec des réponses claires ;
- un bouton pour demander un rendez-vous ou un devis.
Chaque page devient ainsi une porte d’entrée depuis Google pour une recherche précise.
4. Des coordonnées faciles à trouver
Le visiteur doit pouvoir vous joindre en un geste :
- un numéro de téléphone cliquable, visible en haut de chaque page ;
- un bouton WhatsApp, très utilisé au Maroc ;
- l’adresse, les horaires et la zone où vous intervenez ;
- un formulaire court : trois ou quatre questions suffisent pour rappeler quelqu’un.
Ces informations doivent être exactement les mêmes partout : sur le site, sur la fiche Google, sur les réseaux sociaux et dans les annuaires.
5. Une fiche Google Business Profile cohérente avec le site
Pour une recherche locale, Google affiche souvent la carte avant les sites. Selon l’aide officielle de Google, le classement local repose sur trois critères : la pertinence (la fiche correspond-elle à la recherche ?), la distance et la notoriété de l’établissement. Google conseille notamment de vérifier sa fiche, de garder les informations complètes et à jour, d’ajouter des photos et de répondre aux avis. Il précise aussi qu’on ne peut pas payer pour être mieux classé localement.
La fiche doit porter le vrai nom de l’établissement, sans slogan, et pointer vers le site.
6. Des preuves réelles
Un visiteur cherche à se rassurer. Les preuves qui comptent sont simples et vérifiables :
- l’identité de l’entreprise : raison sociale, registre du commerce, adresse ;
- des photos réelles du lieu, de l’équipe ou des réalisations, plutôt que des images de banque d’images ;
- des avis de vrais clients, avec leur accord.
Un faux avis ou une photo empruntée se repère vite, et coûte plus de confiance qu’il n’en rapporte.
Enfin, un site doit rester à jour. Des horaires anciens, un numéro qui ne répond plus ou un service que vous ne proposez plus donnent l’impression d’une entreprise fermée. Relisez vos pages deux fois par an, et mettez la fiche Google à jour en même temps : les deux doivent toujours dire la même chose.
7. Les mentions légales et la confidentialité
Un site qui recueille des demandes par formulaire collecte des données personnelles. La loi 09-08 demande d’informer les personnes au moment de la collecte : qui traite les données, dans quel but, et comment exercer leurs droits d’accès, de rectification et d’opposition. Une courte mention sous le formulaire et une page « Politique de confidentialité » répondent à cette obligation, avec des mentions légales qui présentent l’éditeur du site.
Pour les professions de santé, la communication est aussi encadrée par les règles de déontologie de la profession : vérifiez auprès de votre ordre ce qui est permis avant de publier.
8. Savoir d’où viennent les demandes
Un site doit se piloter. Deux outils simples suffisent :
- des liens avec des paramètres de suivi (dits « UTM ») sur la fiche Google, les réseaux sociaux et WhatsApp, pour savoir quel canal apporte les demandes ;
- une mesure d’audience sans cookie, qui compte les visites et les clics sur le téléphone ou WhatsApp sans suivre les personnes.
Au bout de quelques mois, vous savez quelles pages apportent des clients, et lesquelles améliorer.
Nous créons des sites web pour les petites structures sur ces principes. Voyez aussi nos pages PME et commerces et cliniques et cabinets.
Sources
Questions fréquentes
Un petit site suffit-il ?
Oui, s’il dit clairement ce que vous faites et où, s’affiche vite sur téléphone, donne une page à chaque service important et permet de vous joindre en un geste.
Comment apparaître sur la carte de Google ?
Avec une fiche Google Business Profile vérifiée, complète et à jour, cohérente avec le site. Google classe les fiches selon la pertinence, la distance et la notoriété, et il n’est pas possible de payer pour y être mieux classé.
Le formulaire de contact pose-t-il des obligations ?
Oui : il collecte des données personnelles. La loi 09-08 demande d’informer les personnes au moment de la collecte, d’où une courte mention sous le formulaire et une politique de confidentialité.