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Caméras et CNDP

Quel budget prévoir pour des caméras dans une résidence à Salé ou Rabat ?

Nombre et type de caméras, enregistreur, câblage, badges et interphone : ce qui fait le prix d’un projet de vidéosurveillance, et comment comparer les devis.

Publié le 5 min de lecture

« Combien coûtent des caméras pour notre résidence ? » C’est souvent la première question du conseil syndical, et la plus difficile à trancher sans visite. Deux résidences de même taille peuvent avoir des besoins très différents : une seule entrée ou trois, un parking en surface ou en sous-sol, un câblage facile ou des dizaines de mètres à faire passer. Plutôt qu’un chiffre au hasard, voici les facteurs qui font le prix, et comment comparer les devis.

Le nombre de caméras

C’est le premier poste du budget. Il dépend surtout de la configuration des lieux :

  • les entrées : en général une caméra par accès piéton, tournée vers l’entrée ;
  • les halls : une caméra par hall, par exemple face aux boîtes aux lettres ou à l’ascenseur ;
  • le parking : un parking souterrain demande souvent plus de caméras qu’un parking en surface, à cause de la rampe et des allées ;
  • les locaux techniques : local poubelles, local électrique, selon les besoins.

Pour une première idée, notre estimateur de caméras calcule un nombre indicatif de caméras et de composants à partir du type de lieu, du nombre d’entrées, du parking et des étages. Le nombre réel se confirme toujours sur place.

N’oubliez pas les règles de la CNDP : les caméras servent à la sécurité des biens et des personnes, et ne doivent jamais être placées là où elles portent atteinte à la vie privée, comme les portes ou les fenêtres des appartements. Une caméra de trop n’est pas seulement une dépense : elle peut poser un problème de conformité.

Le type de caméras

À nombre égal, le prix varie selon :

  • l’usage intérieur ou extérieur : une caméra exposée à la pluie, au soleil et à la poussière doit être prévue pour ;
  • la vision de nuit : indispensable pour un parking ou une entrée mal éclairée ;
  • la résolution : une image plus fine permet de mieux reconnaître un visage ou une plaque, mais elle occupe plus d’espace de stockage ;
  • l’angle de vue : un grand angle couvre une zone plus large, un objectif plus serré voit plus loin.

Le bon choix n’est pas forcément le modèle le plus cher : c’est celui qui convient à chaque emplacement.

L’enregistreur et le stockage

Les caméras sont reliées à un enregistreur, qui conserve les images sur un ou plusieurs disques durs. Deux éléments en fixent le prix :

  • le nombre de voies, c’est-à-dire de caméras qu’il peut recevoir. Prévoir un peu de marge permet d’ajouter une caméra plus tard ;
  • la capacité de stockage, qui dépend du nombre de caméras, de leur résolution et de la durée de conservation.

Sur ce dernier point, la règle est fixée par la délibération n° 350-2013 de la CNDP : les images ne doivent pas être conservées plus de trois mois. Il est inutile de payer pour des disques qui garderaient les images plus longtemps : ce serait contraire aux règles.

Le câblage et l’installation

C’est le poste le plus variable, et celui qui surprend le plus quand il n’est pas étudié sur place :

  • la distance entre chaque caméra et l’enregistreur ;
  • le passage des câbles : gaines existantes, goulottes, perçages, traversée de dalles ;
  • l’accès au parking souterrain ou aux toits ;
  • l’alimentation des caméras, souvent par le câble réseau lui-même grâce à un switch PoE.

Un devis établi sans visite ne peut pas chiffrer correctement ces travaux. Méfiez-vous d’un prix qui semble bas parce qu’il ignore le câblage.

Le contrôle d’accès et l’interphone

Beaucoup de résidences profitent du projet pour remplacer les clés par des badges ou des codes, et pour réparer l’interphone. Le budget dépend alors :

  • du nombre d’entrées équipées d’un lecteur de badges ;
  • du nombre de badges à fournir aux résidents, et du prix des badges supplémentaires ;
  • du type d’interphone : audio ou visiophone, nombre de platines, liaison avec les appartements.

L’avantage d’un système à badges : un badge perdu se désactive sans changer les serrures ni les badges des autres résidents.

Ce qu’on oublie souvent dans le budget

  • le panneau d’information obligatoire à chaque entrée ;
  • la préparation du dossier de déclaration à la CNDP ;
  • la prise en main : savoir retrouver un enregistrement le jour où il le faut ;
  • l’entretien : nettoyage, vérification des disques et des réglages, remplacement d’une caméra défectueuse ;
  • les extensions futures : une entrée ou une caméra à ajouter plus tard.

Comment comparer deux devis

Deux devis ne se comparent que s’ils décrivent la même installation. Vérifiez, ligne par ligne :

  1. le nombre et l’emplacement de chaque caméra ;
  2. le type de caméras (intérieur, extérieur, vision de nuit) ;
  3. l’enregistreur : nombre de voies, capacité des disques, réglage de la conservation à trois mois au maximum ;
  4. le câblage et la main-d’œuvre, chiffrés et non « inclus » sans détail ;
  5. les badges, l’interphone et leurs quantités ;
  6. la garantie du matériel et ce qui se passe en cas de panne ;
  7. l’accompagnement CNDP et la formation.

Un devis clair, détaillé poste par poste, est aussi plus facile à présenter aux copropriétaires.

Répartir le budget dans le temps

Si le budget de la copropriété ne permet pas tout en une fois, le projet peut être découpé : les entrées d’abord, le parking ensuite, le contrôle d’accès dans un second temps. Il faut alors choisir dès le départ un enregistreur et un câblage capables d’accueillir la suite.

Pour présenter le projet en assemblée générale, vous pouvez utiliser notre présentation à imprimer. Et pour obtenir un chiffrage précis, le plus simple reste une visite : elle est gratuite, et le devis détaillé suit sous 48 heures. Voir aussi notre page syndics et résidences.

Sources

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas donner un prix moyen ?

Parce que deux résidences de même taille peuvent demander des installations très différentes : nombre d’entrées, parking souterrain, distances de câblage. Un chiffre sans visite serait trompeur.

Qu’est-ce qui fait le plus varier le prix ?

Le nombre de caméras et le câblage. Ce dernier ne peut être chiffré correctement qu’après une visite des lieux.

Peut-on installer en plusieurs fois ?

Oui, par exemple les entrées d’abord et le parking ensuite, à condition de choisir dès le départ un enregistreur et un câblage capables d’accueillir la suite.

Une question sur votre installation ?

Demandez un audit gratuit : nous regardons votre informatique ou vos caméras avec vous, puis vous recevez un devis sous 48 h.

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